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Législatives

Législatives 1967

Système électoral

scrutin uninominal majoritaire à deux tours par circonscription (487 sièges)

Contexte

Élections tenues sous la présidence du général de Gaulle, réélu en décembre 1965 face à François Mitterrand (premier ballottage de l'histoire de la Ve République). Un an après la création de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), présidée par Mitterrand et réunissant SFIO, radicaux et clubs politiques (dont la Convention des institutions républicaines, CIR), celle-ci conclut un accord de désistement réciproque avec le PCF pour le second tour (décembre 1966), puis avec le PSU (20 janvier 1967). Le gouvernement de Georges Pompidou, en place depuis janvier 1966, n'avait pas sollicité la confiance de l'Assemblée. La campagne de la majorité fut structurée dès le 11 mai 1966 par le Comité d'action pour la Ve République ; elle porta essentiellement sur le soutien ou le rejet des institutions de la Ve République. De Gaulle est intervenu à la télévision le 9 février 1967. Les Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, alliés de la majorité, prirent leurs distances dès le 10 janvier 1967 avec la formule « Oui, mais... ». Le 1er tour (5 mars), marqué par une forte participation (81,12%), montra une relative stabilité des rapports de force ; le 2nd tour (12 mars) vit un net rattrapage de la gauche grâce aux désistements réciproques FGDS-PCF, ramenant la majorité présidentielle (UDR/UD-Ve + RI + apparentés) à une avance très étroite sur l'opposition. Selon les sources et la méthode de classification des « divers » apparentés à la majorité, celle-ci disposait d'entre environ 244 et 259 sièges sur 487 (majorité absolue réduite à quelques sièges, parfois décrite a posteriori comme « à un siège près »). Un siège supplémentaire a été pourvu par une élection partielle le 23 avril 1967, et l'élection de la 2ᵉ circonscription de Corse a ensuite été annulée par le Conseil constitutionnel (décision du 24 janvier 1968). Le PCF passe de 41 à 73 sièges par rapport à 1962, marquant le premier recul de la majorité gaulliste depuis 1958.

01

1er tour

5 mars 1967 · Participation 81,12 %

Résultats nationaux, premier tourLégislatives 1967
Candidat / parti%VoixSièges
UDR / UD-Ve République31,37 %7 022 495
Parti communiste français (PCF)22,51 %5 039 032
FGDS (Fédération de la gauche démocrate et socialiste) ; candidature également soutenue par le PCF18,90 %4 231 173
Centristes (Progrès et Démocratie Moderne / Centre Démocrate de Jean Lecanuet)16,91 %3 786 438
Républicains indépendants (RI)5,50 %1 230 870
Divers (droite/gaullistes apparentés, extrême droite, extrême gauche, régionalistes)2,70 %605 620
Parti socialiste unifié (PSU)2,12 %473 846
02

2e tour

12 mars 1967 · Participation 79,80 %

Résultats nationaux, second tourLégislatives 1967
Candidat / parti%VoixSièges
UDR / UD-Ve République37,08 %6 948 148200
FGDS (Fédération de la gauche démocrate et socialiste) ; candidature également soutenue par le PCF24,13 %4 521 949116
Parti communiste français (PCF)21,34 %3 999 36773
Centristes (Progrès et Démocratie Moderne)10,32 %1 933 40527
Républicains indépendants (RI)4,92 %921 81542
Divers (droite/gaullistes apparentés + non classifiés)1,29 %241 92724
Parti socialiste unifié (PSU)0,93 %173 4704

Programmes1

FGDS (Fédération de la gauche démocrate et socialiste) ; candidature également soutenue par le PCFParti socialiste et héritiers (SFIO → PS)3

Notes méthodologiques4

  • Résultats nationaux vérifiés par recoupement arithmétique : la somme des voix de toutes les listes du 1er tour (22 389 474) correspond exactement aux « votes exprimés » publiés indépendamment par France-Politique.fr, idem pour le 2nd tour (18 740 081).
  • Sur le nombre de sièges de la majorité (UDR/UD-Ve + RI + apparentés) : les sources divergent (244 à 259 sur 487) selon qu'elles comptent ou non les députés « divers droite »/« divers gaullistes » apparentés. Le tableau le plus détaillé et vérifiable a été retenu (200 UD-Ve + 42 RI + 17 divers droite/gaullistes = 259 pour le bloc majoritaire au sens large).
  • Recherche de sondages infructueuse pour des données vérifiables et précises (institut/date/scores) ; les seules sources académiques identifiées (Revue française de science politique, 1967) sont soit paywallées, soit bloquées par une protection anti-bot. Le tableau sondages est donc laissé vide plutôt que d'inventer des chiffres.
  • Plusieurs champs de programme sont null faute de source directement vérifiable, notamment pour le PCF (accès à la biographie Maitron de Waldeck Rochet refusé).

Sources