Régionales 1992
Scrutin de liste à la représentation proportionnelle à un seul tour, dans le cadre du DÉPARTEMENT et non de la région, sans prime majoritaire (loi du 10 juillet 1985). Les sièges de chaque conseil régional se répartissent département par département : la famille arrivée en tête dans un département y emporte réellement des sièges, contrairement aux régionales de 2004 et suivantes où la liste est régionale et le département une simple section.
Scrutin du 22 mars 1992, dans les vingt-deux régions métropolitaines. Le Parti socialiste tombe sous les vingt pour cent, deux ans avant la fin du second septennat de Mitterrand, tandis que les deux listes écologistes — les Verts et Génération Écologie — réunissent ensemble une voix sur sept, et que le Front national dépasse treize pour cent.
Résultat
22 mars 1992 · 36 168 324 inscrits · Participation 68,68 %
| Candidat / parti | % | Voix | Sièges |
|---|---|---|---|
| Listes communes RPR-UDF (Union pour la nouvelle majorité) | 33,22 % | 7 855 494 | — |
| PS (Parti socialiste) | 17,85 % | 4 220 250 | — |
| Front national (FN) | 13,59 % | 3 214 142 | — |
| Parti communiste français (PCF, liste européenne) | 7,94 % | 1 876 992 | — |
| Les Verts | 7,53 % | 1 780 073 | — |
| Génération Écologie | 7,50 % | 1 773 403 | — |
| Divers droite (nuance LDVD, européennes) | 5,11 % | 1 208 603 | — |
| Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) | 2,77 % | 655 777 | — |
| Union de la gauche (nuance LUG, européennes) | 2,61 % | 617 328 | — |
| Extrême gauche (nuance LEXG, européennes) | 1,26 % | 298 088 | — |
| Régionalistes (nuance LREG, municipales) | 0,33 % | 76 856 | — |
| Extrême droite (nuance LEXD, européennes) | 0,25 % | 58 758 | — |
| Divers (nuance LDIV, européennes) | 0,07 % | 17 447 | — |
Notes méthodologiques5
- Métropole seule : ce fichier ne couvre pas les régions d'outre-mer.
- Sièges non importés : la source ne donne que les voix.
- Corse : l'Assemblée de Corse relève d'un statut particulier et s'est élue à deux tours cette année-là ; la source n'en publie que le premier, et c'est ce qui figure ici, rattaché au territoire historique « 20 » dont la carte fait hériter la Corse-du-Sud et la Haute-Corse.
- Eure et Isère : la somme des familles dépasse les suffrages exprimés du fichier de 1,4 % et 1,1 %, sans que la source permette d'établir laquelle des deux valeurs est fautive. Les deux départements sont conservés, l'écart étant très inférieur à la marge séparant leurs deux premières familles (29 251 et 33 312 voix).
- Bouches-du-Rhône : écartées. La somme des familles y dépasse les exprimés de 3 720 voix quand le Parti socialiste ne devance les listes RPR-UDF que de 2 494 : la famille arrivée en tête n'est pas déterminable, et le département n'est pas publié plutôt que de l'être au hasard.